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Les Micmacs vivaient dans leur wigwam toute l'année. Cette habitation était bien aérée, laissant s'échapper la fumée des feux de bois. (Archives nationales du Canada/C-103533) (Peinture par Robert Petley. Avec al permission des National Archives of Canada/C-103533).
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Texte de George Sioui, historien des Premières nations
Il y a très longtemps, bien avant l'arrivée des Européens, la nature fournissait à nos ancêtres tout ce dont ils avaient besoin : un toit, de la nourriture, des outils, des moyens de transport et de quoi se vêtir. Nos ancêtres micmacs vivaient dans des wigwams faits de branches d'arbres recouvertes d'écorce qu'on pouvait facilement détacher des arbres au printemps. On fixait ensemble les branches et l'écorce avec des racines et des fibres de plantes. L'hiver, lorsque le froid s'installait, on recouvrait la structure de fourrures et de peaux d'animaux. Pour chauffer leurs habitations, toujours très bien aérées, les Micmacs utilisaient du bois bien sec, en prenant soin de choisir des essences qui ne dégageaient pratiquement pas de fumée.
Les Micmacs avaient accès à de la nourriture très variée et en quantité abondante qu'ils puisaient à même les ressources terrestres et aquatiques. Les champs et les forêts leur procuraient des herbes et des petits fruits de toutes sortes, qu'ils faisaient sécher en prévision de l'hiver. [Voir Gros plan]
La nature fournissait également tout les instruments et outils dont nos ancêtres avaient besoin : des os qui servaient d'aiguilles et des pierres qu'ils transformaient en haches pour couper le bois. Les outils les plus importants de tous étaient probablement les raquettes, qui étaient essentielles en hiver. lorsque le paysage se transformait en vaste plaine enneigée. De la même manière que les canots facilitaient les déplacements des Micmacs en été, les raquettes étaient le moyen de transport par excellence en hiver. Chaussés de raquettes, ils pouvaient marcher toute une journée durant sans se fatiguer. Pour fabriquer ces chaussures, il fallait d'abord façonner un cadre en frêne noir. Il fallait aussi exceller dans l'art du tissage, ce qui était particulièrement le cas des femmes, qui incorporaient même, à l'occasion, des motifs spéciaux.
L'été, les Micmacs se déplaçaient surtout en canot. Cette embarcation, qu'on appelait kwitn, revêtait une très grande importance pour nos ancêtres. [Voir Gros plan] Par ailleurs, il était essentiels pour les Micmacs d'apprendre à se débrouiller dans la nature sauvage. [Voir Gros plan]
Enfin, la nature fournissait également tout le nécessaire pour fabriquer des vêtements. Les peaux et fourrures d'animaux étaient grandement appréciés pendant les longs hivers parce qu'ils tenaient les gens bien au chaud. Les fourrures servaient autant à confectionner des couvertures que des bottes. On faisait également des chaussettes en peau de lièvre et d'autres petits animaux, pour procurer plus de chaleur à l'intérieur des bottes. [Voir Gros plan] Les vêtements n'étaient cependant pas la seule parure utilisée par les Amérindiens. Ils portaient des coiffures des plus élaborées, se peignaient le visage à l'occasion et bon nombre d'entre eux arboraient des tatouages. [Voir Gros plan]
Alors, comme vous pouvez le constater, les Micmacs se débrouillaient très bien avant leur rencontre avec les premiers colons européens.
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