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Un Canadien en raquettes. Au cours des dernières batailles avec les Anglais, les Français firent appel à la technologie des Premières nations, notamment les raquettes et les canots, ce qui leur procura de réels avantages en hiver. (Gravure de J.B. Scotin. Avec la permission des Archives nationales du Canada/C-113193)
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Afin de s'adapter à leur nouveau milieu, les colons français qui débarquent sur le territoire doivent emprunter différentes techniques aux Amérindiens. Les mocassins, les raquettes et le canot d'écorce, fabriqués par les Amérindiens, ont rapidement été adoptés par les Européens pour s'ajuster aux rigueurs du climat, à l'hiver et aux cours d'eau étroits dans lesquels leurs navires n'auraient pu circuler. Les Amérindiens leurs ont appris à attraper les animaux, à pêcher et à vivre avec l'essentiel.
Par le fait même, la culture du maïs, de la pomme de terre, de la citrouille, des haricots ainsi que la fabrication du sirop d'érable par les Amérindiens vont modifier l'alimentation des Français.
Au-delà de mœurs et d'une vie matérielle, la langue française s'enrichie de plus de cent mots, tels les mots canots, toboggan et wigwam, encore utilisés aujourd'hui. En Acadie notamment, des termes mi'kmaqs et malécites ainsi que des mots d'autres langues amérindiennes sont venus enrichir la langue parlée. Que l'on utilise maringouins à la place de moustiques, le mot pirogue pour designer une petite embarcation, ou caribou à la place du mot renne, ces termes viennent tous trois du langage autochtone.
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